En décalage…

Hello,

Nous sommes partis en Guadeloupe pour 7 semaines pour des raisons professionnelles. Presque deux mois. Cela semble long deux mois, on se dit qu’on va avoir le temps de visiter, de lire, de travailler. Nous sommes partis avec une to do list chargée mais faisable, j’ai emporté 7 livres en pensant que j’allais prendre le temps de lire à l’ombre des cocotiers (je n’ai même pas terminé le premier), je comptais reprendre de façon plus régulière les articles sur le blog.

Je suis arrivée en Guadeloupe très fatiguée, malade, avec un bouton de fièvre et un début de conjonctivite. Il était temps de lever le pied et de prendre une bonne dose de soleil. Johann et moi nous sommes bien trouvés, nous supportons très mal le froid. Je suis encore plus frileuse que lui ! Nous aimons vivre dehors, au soleil, vadrouiller, découvrir. Nous sommes venus en Guadeloupe car Johann devait mener une enquête de terrain dans le cadre du projet sur lequel il travaille en ce moment. Il est chercheur au CNRS. Par soucis de commodité, nous avons loué une première maison en basse terre, à Petit Bourg, pour les 4 premières semaines puis en grande terre, à Sainte Anne, pour la fin du séjour. Dans chacune d’entre elle, il n’y a pas de fenêtres. Les ouvertures prévues pour faire entrer la lumière ou circuler entre l’intérieur et l’extérieur de la maison peuvent être ne sont fermées que par des stores roulants. Pas de portes, ni fenêtres ! Tous les jours, des oiseaux passent  sur la terrasse et dans la maison (et en profitent pour grignoter les bananes !). C’est tellement agréable.

Le paysage aussi est fou ! Bien sûr, les plages sont toutes superbes et l’eau encore plus turquoise que ce que j’avais imaginé ; il suffit de mettre la tête sous l’eau pour apercevoir des poissons. Mais ce qui m’a vraiment surprise, c’est la végétation, surtout en basse terre. Toutes ces nuances de vert, ces plantes tropicales, ces arbres aux grandes racines… Ajoutez à cela des oiseaux partout et les colibris qui viennent danser près de nous ; le paradis.

C’est la première fois que je séjourne aussi loin de chez moi. C’est aussi la première fois que je pars aussi longtemps et reste autant de temps au même endroit. Je m’habitue aux lieux et, comme nous ne passons pas inaperçus, les commerçants locaux nous reconnaissent rapidement et sont très sympathiques, des habitudes de vie quotidienne se créent. C’est étrange, ce n’est pas ma maison, ma décoration, mais j’ai tout de même pris possession des lieux. Les sentiments s’opposent : nous sommes chez nous mais ce n’est plus le même quotidien qu’à Toulouse il y a quelques jours à peine, l’endroit est parfait pour recevoir nos amis mais ils ne peuvent pas venir à cause de la distance. C’est aussi la première fois que j’expérimente un tel décalage horaire. 5h d’écart, c’est une demi-journée de travail tout de même ! Ca aussi c’est bizarre, l’impression de commencer sa journée en retard par rapport à ses amis et son feed instagram ou d’avoir du temps en plus à la fin de la journée. Mon rapport au téléphone aussi est différent, en partie à cause de ce décalage horaire je crois. Nous produisons énormément d’images, souvent jolies et “instagrammables”, mais nous en postons peu. Pas d’album facebook, pas de photos publiées trois par jour sur instagram. Comme si je voulais garder cachés ces petits trésors précieux. Et bien sûr, c’est étonnant de vivre un été en hiver. Petite anecdote en passant : en regardant la date sur mon ordinateur le 19 janvier, j’ai cru à une erreur électronique. Il faisait 27 degrés à 8h du matin, pour mon esprit nous ne pouvions être qu’en juillet !

Ce décalage est très agréable bien qu’étrange. J’ai la sensation d’une bulle, d’une parenthèse, nécessaire pour repartir du bon pied, rentrer à Toulouse à jour.

Le temps a toujours une étrange façon de passer quand on est loin de chez soi et de ses repères. La première semaine passée, je me dis que c’est super, que le temps ne passe pas très vite et que nous allons vraiment avoir du temps pour nous, pour travailler ensemble et chacun de son côté (surtout pour Johann). Puis, comme d’habitude, la touche avance rapide s’est déclenchée toute seule et me voici, 4 semaines plus tard, à en faire le constat, un peu surprise et sonnée de prendre conscience que ce séjour touche doucement à sa fin.

Notre retour est prévu pour le 5 mars. J’ai des envies de couleur, de nature, de voyage encore et encore. Des envies qui sont des inspirations permanentes et qui me donnent aussi envie de me remettre vite derrière ma machine à coudre. Je crois que cela se ressent dans mon travail et se ressentira, ça c’est certain, dans la collection printemps été 2019. Mais ça c’est une autre histoire…

Ciao ragazze

J’espère que vous passez un bel été. Vous faites quoi de beau ?

Si vous me suivez sur Instagram, il ne vous a pas échappé que j’ai pris la route avec mon barbu adoré pour un petit road trip italien. Nous avions déjà passé quelques jours en Italie l’été dernier. Une première pour moi et un vrai coup de cœur pour ce pays.

Notre périple est intense, chargé en paysages aussi beaux et différents les uns que les autres, en émotions, en saveurs. La carte mémoire 32 Go de l’appareil photo est déjà presque pleine. Et nous ne rentrons à Toulouse que le 18 août…

Parmi nos étapes, Bologne, une ville très étudiante. Donc autant vous dire qu’en août il n’y a pas grand monde. Ce qui a son charme aussi. Le soir venu, la lumière embellissait les ruelles, une lumière dorée de fin de journée qui réchauffait encore un peu plus l’atmosphère.

Nous nous sommes amusés à faire quelques photos, et comme le hasard fait bien les choses, je portais ce jour-là un turban de la collection qui sortira début septembre. J’ai hâte de vous présenter les nouveaux tissus ainsi que les autres nouveautés.

Les turbans sont très faciles à porter. Je vous ai déjà fait plusieurs tutoriels sur « comment mettre un headband » ou « nouer un turban ». En moins de 2 minutes, votre foulard sera noué. C’est ce qui s’appelle se coiffer facilement et rapidement n’est-ce pas ? Et que vous ayez les cheveux courts, longs, mi-longs, crépus, raides, frisés ou bouclés, vous pouvez varier les idées de coiffures. Ces tutos sont sous forme de vidéos, de flyer « pas a pas », de photos. Je ne sais pas quelle autre technique utiliser pour vous montrer comment porter en headband, vous avez une idée ?

Merci à Johann, mon partenaire parfait pour ces photos et surtout ces moments de vie exceptionnels !

À très vite,

Déborah.

Faux départ

IMG_2511 

Quelle rentrée ! Je dirais bien « quelle reprise » mais je n’ai pas encore tout à fait repris ma place derrière la machine à coudre. Nous sommes partis en vacances 4 semaines, du 31 juillet au 27 août. Nous avons eu envie de nous faire ce joli cadeau, un road trip jusqu’en Italie en passant par la Croatie, le Monténégro, l’Albanie et enfin la Grèce. 4 semaines, 5000 km dans les pattes, des centaines d’images sur le disque dur, quelques souvenirs dans les bagages et des milliers dans la tête. Une folie, 4 semaines de dépaysement, de paysages plus beaux les uns que les autres. Puis retour en France, j’enchaine avec la fin de mon contrat à Cahors puis quelques jours à Paris. Une fois les valises (sous les yeux…) remplies de tissu, posées à Toulouse, je pense à ce qui m’attend pour cette rentrée de septembre. Ma liste (fictive, bien sûr !) de choses à faire s’allonge toutes les minutes, de nouvelles idées s’ajoutent aux précédentes, les projets à concrétiser m’excitent. Bref ! Je suis contente que la rentrée soit là, je suis impatiente de la croquer à pleines dents, de me mettre en action.

Avant ça je fais une petite fête pour mes 30 ans parce que, quand même, 30 ans quoi ! Pas d’appréhension particulière d’entrer dans la trentaine, pas de mise au point, pas de bilan, juste le sentiment que ce bout de vie est déjà passé très vite et que je suis heureuse d’être là où j’en suis.

C’est là que le faux départ entre en scène. C’est là que tout ce qui s’était planifié dans ma petite tête s’envole, se voit forcé d’être reporté. C’est là que mes 30 ans m’ont emportée à Lisbonne du 11 au 16 septembre. J’ai décollé avec ma mère. Nos premières vacances entre filles. Et quelle destination ! Un retour aux racines. J’ai pris plaisir à écouter ma mère parler portugais à longueur de journée et découvrir (ou redécouvrir) des merveilleuses adresse lisboètes.

Et me voilà donc qui fais ma rentrée  un lundi 18 septembre. Ma fameuse liste a pris de l’ampleur, j’ai tellement été inspirée par tous ces pays que j’ai eu la chance de visiter ces dernières semaines ! Lisbonne m’a offert une cure de lumière et de couleur très appréciable pour confectionner les nouveautés. J’espère que vous serez des boulimiques de couleurs avec moi…

 IMG_2517IMG_2514IMG_2513IMG_2507IMG_2587IMG_2561IMG_2594IMG_2629IMG_2639IMG_2650IMG_2654IMG_2745IMG_2746IMG_2804IMG_2842IMG_2903IMG_2980IMG_2835IMG_2990IMG_2875IMG_2693IMG_2474

À très vite…

Déborah. 

 

Pois V.S wax

Eh bonjour,

Parfois j’ai l’impression d’avoir 4 ans quand je m’habille. J’ai envie de porter tel et tel vêtement ou accessoire en sachant que cela n’ira pas vraiment ensemble. Et après tout qu’est ce que ça peut faire ? Pour me balader dans les jolies ruelles de Cadaqués, j’ai donc mixé la petite robe à pois, les grosses boucles bling bling et le headband en wax.

En arpentant les rues pavées, j’ai découvert une très jolie ville bien que très touristique. J’ai fait voler ma petite robe à pois loin des rues commerçantes. Parfois les rues étaient complètement vides, ce qui donne la sensation que la ville nous appartient, j’adore !

Je profite des ces quelques photos à Cadaqués pour vous dire qu’une nouvelle vidéo coiffure est visible sur ma chaîne YouTube. J’espère qu’elle vous inspirera… Pour ce qui est de ma coiffure sur les photos, je vous ferai une vidéo prochainement.

Robe Mango / Headband Mamzel Tutu / Boucles d’oreilles Jules & Lily

Photos par Johann Chaulet.

A très vite.

Déborah.

Lisboa et ses graffitis

IMG_2508
Lisbonne… Lisbonne !

A peine arrivée sur le périph’, mon coeur battait déjà fort pour cette ville que j’étais très impatiente de découvrir. 

Toutes ces façades colorées, ces rues pentues et pavées, les restes des festivités de Saint Antoine en juin avec les guirlandes colorées nous ont donné envie de nous perdre dans les quartiers de la ville. Ces balades se sont vite transformées en chasse aux trésors. 

Vous commencez à connaître mon léger amour pour les graffitis. Eh bien là j’ai été servi ! En voici une sélection…

IMG_2777IMG_2794IMG_2795IMG_2813IMG_2849IMG_2600IMG_2599IMG_2607IMG_3000IMG_3004IMG_3028IMG_2782

La « Galeria de Arte Urbana » a réuni une cinquantaine de graffeurs pour décorer tout un quartier de Lisbonne. Le résultat est époustouflant. Le quartier est loin d’être touristique (un simple quartier d’habitation sans plage ni architecture particulière) et le découvrir tout en couleur lui donne du charme et cela se fond assez bien dans le décor en définitive. Nous avons croisé des habitants du quartier qui nous ont indiqué où trouver leur graffiti préféré. C’était vraiment une belle balade. Ils étaient contents de nous voir faire du tourisme dans leur quartier. Si vous passez au Portugal bientôt, je vous invite vivement à vous perdre dans ce quartier pour découvrir tous ces graffs.

IMG_3068IMG_3078IMG_3092IMG_3094IMG_3098IMG_3100IMG_3126IMG_3139IMG_3148IMG_3186IMG_3193IMG_3204IMG_3205  
J’ai essayé de faire une « petite sélection ». Difficile. Je dois en avoir encore une cinquantaine mais je vous laisse le plaisir de les découvrir vous même à l’occasion d’un séjour là bas… 

Voici le lien Google maps 

R. do Rio Alcoa, 1600-746 Lisboa, Portugal

https://goo.gl/maps/XLXpXBYgn242

À très vite,

Déborah.