3 ans et demi plus tard…

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3 ans et demi plus tard…

Cet article me trotte dans la tête depuis quelques temps, je ne sais pas trop par où commencer, ou ce que je souhaite vous faire passer comme message mais l’envie se fait très pressante alors je me lance.

Mamzel Tutu a vu le jour en juin 2011, un peu par hasard. J’ai fais un BEP et un Bac pro commerce, ce  n’était pas le choix de mon cœur mais plus tôt le choix de la raison. Mon cœur voulait faire un BEP métiers de la mode mais les grands (les adultes, les sages, tu parles!) ont dit qu’il n’y avait pas de débouché surtout dans une petite ville comme Mont de Marsan et que j’avais un assez bon niveau pour passer en commerce. Puis la vie à fait que, les parents ont dit que, etc… j’ai suivi le chemin du commerce. J’ai eu le BAC pro. J’étais amoureuse à ce moment. Je voulais reprendre un BEP mode mais j’ai fais les mauvais choix et me suis inscrite en BTS MUC (filière du commerce). J’ai tenu 3 mois, je ne me sentais pas à ma place. J’ai arrêté et j’ai rejoins mon amoureux de l’époque. Ca n’a pas marché, j’ai essayé et au moins je savais que les études j’en avais marre, l’amoureux ne serait plus mon amoureux mais j’avais toujours cette envie de créativité, d’apprendre, de découvrir. Encore une fois, la vie a fait que, j’ai dû quitter le cocon familiale, me trouver un appart et travailler. J’ai eu plusieurs boulot de vendeuse jusqu’au jour où j’ai demandé une rupture conventionnelle aux patrons qui m’employait. J’étouffais, je stagnais, à  23 ans je ne voyais pas comment ma vie aurait pu évoluer et m’épanouir en restant et continuant sur la même lancée. Ils ont dit oui, ils m’ont laissé partir. A ce moment là, j’ai eu la sensation de respirer, d’avoir beaucoup d’opportunité face à moi. J’ai voulu reprendre mes études mais j’étais amoureuse, nous avions un appart et des factures, pas facile à combiner. J’ai eu la chance d’avoir cet amoureux là à ce moment là.

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J’ai acheté ma machine à coudre, j’avais 19 ans. J’ai commencé à créer à l’aide des livres. Ca m’éclatais vraiment. Je faisais désormais beaucoup de cadeaux fait maison et n’avait que des retours positifs de mon entourage.

C’est là que Cyril, mon amoureux, m’a soufflé l’idée de créer ma marque. pas bête du tout. Je me laisse quelques mois de chômage pour y réfléchir tranquillement, faire des recherches, comment on devient chef d’entreprise, créatrice de bijoux et accessoires. Mille questions à la minute! Des heures passées sur internet, à la chambre des métiers, à discuter avec mon entourage, etc… J’y voyais de plus en plus clair et cela devenait une évidence. Je vais créer ma marque, ma petite entreprise grâce au statut auto entrepreneur.

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La question financière se posait quand même, le chômage pâlit le manque de revenu par rapport aux chiffre d’affaire mais je préférais être sereine, ne pas avoir le stress du chiffre, des factures, de l’argent. Ma solution a été de prendre un boulot à coté. Un boulot qui me laisserais du temps libre mais qui me permettrais d’avoir assez d’argent pour laisser le temps de grandir à mon entreprise. Le boulot miracle et parfait a été pour moi de devenir surveillante en lycée.

Si vous souhaitez reprendre vos études, réfléchir à votre avenir en gardant un pied dans le monde actif,  monter un projet personnel, etc… ce boulot est parfait. J’insiste sur le mot « boulot » car ce ne sont que des contrats d’un an renouvelable 5 fois (consécutive ou non). Par conséquent je suis dans ma 4ème année de surveillante. Grace à ça, je n’ai pas eu peur (du coté financier) de suivre Cyril sur Cahors pour son travail, j’ai pu retrouver un poste similaire ici, ce qui m’a permis de faire des rencontres folles et de ne pas me retrouver isolée loin de ma famille et mes amis. Cette étape m’a aussi prouvé que changer de région, sortir de mon confort personnel, quitter mes amis, ma famille, ma clientèle qui commençait à se faire dans les Landes, affronter l’inconnu, se refaire un cercle d’amis, un réseau, etc… n’était pas insurmontable, . J’ai bougé une fois, je n’ai plus peur de recommencer…

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Aujourd’hui je suis encore en pleine remise en question, la tête pleine de projet, pleine d’envie. Comme par exemple l’envie de véritablement apprendre à coudre, de pouvoir créer les pièces que j’ai en tête. Il faut que je le fasse. Je n’aime pas les regrets, ils n’aident pas à évoluer alors que les remords te font apprendre. Et cette formation est vraiment mon plus gros regrets.

Je considère un peu la vie comme un terrain de jeu. Je n’ai pas la sensation que le but ultime soit d’être la plus riche, la plus belle, celle qui aura le plus beau mari, le plus grand réseau, le plus d’ancienneté dans son travail, etc.. mais vraiment qu’il faut se créer un bonheur personnel, tant pis si mon bonheur ne ressemble pas à celui que ma mère c’était imaginé pour moi mais j’ai envie de faire ce qui me plais, de découvrir, d’essayer, de tomber, de recommencer en apprenant et en améliorant mes plans.

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Je suis incapable de vous dire où je me vois dans 5 ans, ce que je souhaite faire quand je serais « grande ». Je ne veux pas grandir, ça a l’air tellement chiant vu d’ici. Ce que je sais c’est que j’aime ma vie actuellement, j’aime créer, j’aime rencontrer des nouvelles têtes, j’aime pouvoir dire oui sans trop me poser de question lorsqu’on me propose quelques chose, j’aime imaginer un projet et me rendre compte que c’est réalisable.

Au bout du bout, je ne porte aucun jugement sur le rythme ou la philosophie de vie de qui que ce soit, l’essentiel et ce qui devrait être commun à tous serait de faire les choses par envie, de se créer son propre bonheur sans compter sur les autres pour le créer pour nous.

Alors évidement ce n’est pas toujours facile de faire ce qu’on a vraiment dans le cœur, certaine chose nous freine comme le regard des autres, la situation dans laquelle on se trouve actuellement, la peur (de l’échec, de l’argent, de l’inconnu, …) mais avec un peu de persévérance, de patience et de travail, c’est réalisable. Chaque chose en son temps.

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2015 s’annonce riche mes paillettes, je suis impatiente….

Déborah.